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Recherche et développement

Une IA d’architecture sûre et vérifiable

État au 21 octobre 2026

Brancher une IA sur les outils d’une entreprise pose deux problèmes que les démonstrations passent sous silence : elle peut être détournée par le contenu de ces outils, et elle peut inventer des chiffres avec aplomb. Pour un DSI ou un RSSI, l’un comme l’autre est rédhibitoire. Ekera a été conçu autour de ces deux risques.

Le problème

Une carte du système d’information se nourrit de sources que personne ne contrôle entièrement : le nom d’un serveur dans l’inventaire, la description d’un ticket, un document d’architecture, un champ libre dans l’annuaire. Une seule de ces chaînes peut contenir une consigne cachée adressée à l’IA. C’est l’injection indirecte, classée au premier rang des risques des applications de modèles de langage par l’OWASP. Le second risque est la confabulation : un modèle produit avec assurance une information fausse, par exemple une perte en euros ou un score de conformité.

Filtrer les consignes suspectes ou demander au modèle d’être prudent réduit le risque sans l’éliminer. Ekera part d’un autre principe : rendre ces erreurs impossibles par construction, et le prouver par des mesures.

Quatre innovations

1. Une console qui ne lit pas vos données

Quand un DSI pose une question à sa carte, l’IA choisit des opérations de lecture dans un répertoire fermé et décide de leur ordre, sans jamais voir le contenu de la carte. C’est un programme ordinaire qui exécute ces opérations et rédige les phrases de la réponse. Une consigne cachée dans un nom de serveur n’atteint donc jamais le modèle : elle reste une donnée. Les absences et les informations non renseignées sont toujours dites, pour qu’une recherche vide ne passe jamais pour une preuve.

2. Aucun chiffre sans calcul, aucun fait sans source

Les chiffres d’Ekera (perte annuelle attendue, rayon d’impact, score NIS2) viennent d’un moteur de calcul déterministe, pas du modèle. Avant qu’un rapport ou une réponse sorte, chaque chiffre est recalculé sur la carte finale, et chaque affirmation sur le système d’information doit citer sa source, vérifiée mot pour mot. Si une seule vérification échoue, le rapport n’est pas produit : Ekera répond qu’il ne peut pas l’établir et dit ce qui manque.

3. Rien n’est écrit chez vous sans validation

Ekera peut proposer des corrections dans les outils du client : un ticket, une mise à jour d’inventaire, une preuve de conformité. Chaque écriture est validée par une personne authentifiée à l’instant, et la plateforme recalcule elle-même ce qu’elle va écrire au lieu de faire confiance à l’écran qui le lui demande. Ce qui est écrit est exactement ce que la personne a vu, une seule fois, et tout est tracé. Rien ne s’efface : une erreur se corrige par une opération inverse.

4. Aucune porte entrante chez vous

Pour lire les outils installés dans le réseau du client, un petit collecteur ne fait que sortir : il n’ouvre aucun port, ne fait que lire, et ne contacte que les machines que le client a lui-même autorisées pour chaque source. Les mots de passe restent dans le coffre du client : ni Ekera ni le navigateur ne les voient.

L’état de l’art, et ce qu’Ekera y ajoute

L’idée de séparer celui qui planifie de celui qui lit les données non fiables a été formalisée par des chercheurs de Google DeepMind en 2025 (« Defeating Prompt Injections by Design », dit CaMeL). Ekera applique ce principe à un domaine où il est particulièrement exigeant : la carte complète d’un système d’information, faite de milliers de chaînes venues d’outils hétérogènes. Ekera y ajoute la rédaction par le code plutôt que par le modèle, l’obligation de dire ce qui manque, et le recalcul systématique des chiffres par un moteur indépendant. Les guides de l’ANSSI et du NIST sur l’IA générative vont dans le même sens : ne pas faire confiance aux sorties d’un modèle sans contrôle.

La méthode : mesurer, et ne pas se tromper soi-même

Le banc d'essai d'EkeraLa fabrique invente une entreprise et sa vérité, plusieurs auteurs écrivent ses documents, Ekera les lit sans la réponse, on compare ; les mondes de réglage servent à corriger, les mondes de mesure à noter.FabriqueInvente la véritéDocumentsPlusieurs auteursEkeraLit sans la réponseComparaisonNote et erreursMondes de réglageOn corrige EkeraMondes de mesureOn note, sans jamais régler
Comme un examen : on n’entraîne jamais l’élève sur les questions du sujet. Seule la note sur les mondes de mesure, jamais vus pendant le réglage, prédit ce qu’Ekera fera chez un vrai client.

Les résultats mesurés

Au moins 30 % de chaque abonnement sont réservés à la recherche, à la qualité et à la sécurité : un budget commun à tous les clients, qui finance un banc d’essai de centaines d’entreprises fictives, puis des audits et des tests d’intrusion à mesure que le nombre de clients grandit (voir le détail).

Ekera et les entreprises de cybersécurité

Ekera teste lui-même la justesse de son IA, sécurise son propre code et fera vérifier sa sécurité par des prestataires extérieurs. Il ne fait pas de test d’intrusion chez ses clients : il le cible, puis surveille entre deux campagnes (voir le détail).

Qui teste quoiTrois volets : la justesse de l'IA, testée par Ekera ; la sécurité du produit Ekera, par Ekera puis par des prestataires extérieurs ; la sécurité du client, par les prestataires de cybersécurité, ciblés par Ekera.Justesse de l’IAEkera, son point fortBanc d’essai de centaines d’entreprisesfictives et de mondes pièges,comme un laboratoire d’IAEntreprises de cyberPas leur métierSécurité du produit EkeraEkera, déjà en placeRevue de code par un rôle dédié,analyse automatique, secrets, dépendances,tests de contournement, relecturePrestataires extérieurs, prévuTest d’intrusion, audit PASSI,certification, financés par le budgetSécurité du clientEkeraLecture seule, ne pénètre jamais le SI :calcule ce qu’une attaque arrêterait,sans la lancerPrestataires PASSI, partenairesTestent pour de vrai :test d’intrusion, audit, exercices

Les limites, et la suite

Innovations propres à Ekera, développées et testées par l’équipe ; dossier détaillé sous accord de confidentialité, sur demande à contact@ekera.ai.

Sources

  1. Google DeepMind, « Defeating Prompt Injections by Design » (CaMeL), mars 2025
  2. OWASP, « LLM01:2025 Prompt Injection », Top 10 pour les applications de modèles de langage, 2025
  3. ANSSI, « Recommandations de sécurité pour un système d’IA générative », 29 avril 2024
  4. NIST, AI 600-1, « Generative Artificial Intelligence Profile », juillet 2024